Vidéos de Répercussion

Jeudi 17 mai 2007

Tout est à redécouvrir, partout c'est le Far West, l'inconnu au bord du quotidien et de l'ordinaire

Originaire de Grenoble, Yves Musard, artiste du mouvement    comme il aime à se définir, vit et travaille à New York depuis le début des années 80.

À partir de 1990, il entame une oeuvre singulière autour du rapport du corps à l'espace public, qui le conduira de New York à Marseille en passant par Paris et Genève.
Depuis février 2007, il propose une nouvelle version d'Impressions d'un homme dehors
: projet en plusieurs étapes, combinant l'extérieur et l'intérieur, le proche et le lointain, un processus solitaire et la sollicitation du public, avec pour horizon, une perception renouvelée du paysage et de la ville.

Impressions d'un homme dehors est un processus de transposition/transmutation par
lequel l’extérieur est synthétisé à l’intérieur.
Les étapes du processus :
- observation des lieux : prises de notes - les impressions - prises de vues, tracé de cartes.
- interférence dans l'espace public (La promenade) au moyen de la danse, une danse totale
au sens où elle prend en compte la totalité des éléments observés : le son, les mouvements
du lieu, la perspective...
- restitution de cette totalité sous forme de performance (Répercussion).

Le projet a été réalisé dans différents lieux du département des Côtes d'Armor :
La galerie du Dourven, centre d'art contemporain (Trédrez-Locquémeau) - Résidence et performance en février 2007.
• La Passerelle, scène nationale de Saint-Brieuc - Résidence en février et mai, promenade et performance en mai 2007.
• L'abbaye de Bon-Repos, biennale d'art contemporain (Saint-Gelven) - Résidence en avril et performance en mai 2007.



DSCN0448-2.jpg

Par gj - Publié dans : ymusard-impressions
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 13 avril 2007

L'heure des mirages


Errance

quand la nuit est d'encre
les  lumières éteintes
entre les "fraîchement endormis" et les "pas réveillés"
les ombres des  maisons s'assemblent
comme des rochers.

Les venelles ruissellent
entre les murs de granit.

Se retrouver  à l'heure des mirages
quand ciel et terre se confondent
quand la marée tombe derrière l'horizon.

Un grain de sable passe
effleurement de caresse
soulèvement de voile.
 
Juste regarder à l'abri du vent
l'étendue infinie.
Juste regarder
Le proche tellement lointain
Les hommes sont tout petits.

Percevoir
les murs de granit soutenant le ciel
les cercles dessinés par le phare.
Et rencontrer un mimosa.

Le ciel épouse la marée
sinuosités de brumes.
Surgissement du Brest-Paris

Regard en arrière
la paix règne
douceur de la route
qui pénètre dans le paysage
petit coup de hanche
à l'hirondelle.

Répercussion de courbes en courbes
les maisons s'alignent
sur la jetée.
Barques et arches modestes
pondérées
sur la quille ou sur le flanc
vieux  rêves
abandonnés
détails pointillistes
sur ce bras d'estuaire.

Au café du Port
Accueilli par trois chiens immenses
dont un dalmatien.
Et un homme aux sourcils très marqués.

Entre le séjour et le bar
toutes les tables sont occupées
journaux objets divers.
Une femme chante.
J'aime bien les chansons douces.
"Ma mère disait :
priez pour le marin à terre
en mer qu'il se démerde".
La mer était au bord de la route.
J'aime bien.
"Mais vous savez, eux
quand ils ont une idée en tête"
dit le patron.
Très attaché à son quartier
il ne va jamais en centre-ville :
"Plus il y a de gens
plus c'est difficile".

Bouquet de mimosas sur la table
desséché.
J'ai  trouvé un endroit où m'asseoir.
Prends des notes.
Christophe, un oiseau diamant mandarin
trouvé sur le trottoir.
Les chiens aussi
viennent de la rue :
"j'aime bien les bêtes
ça tient compagnie
buvez votre café, il va refroidir".
Il sort des copies d'archives
sur les catastrophes, les pluies diluviennes
cicatrices indélébiles.

Flash back.
Retour sur la première trajectoire:
un homme
surpris à courir
pour photographier la mer déchaînée
il était seul
impossible de ne pas se parler
invitation aux échanges.
C'était au tout début
un jour de tempête.

Par ym - Publié dans : ymusard-impressions
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 12 avril 2007

DSCN0543.JPG

Pour visualiser les photos prises par Yves Musard pendant son séjour à Saint-Brieuc en février 2007, reportez-vous à la Galerie de photos : Matériaux photographiques - perf. 10/05/07

Par ym - Publié dans : ymusard-impressions
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 11 avril 2007

La voie la plus féconde


Sous la Tour

jeu d'ombre des maisons
silhouettes
au fil du cheminement
lignes brisées.
Et de nouveau
rivière d'argile
scintillante
jusqu'à l'écluse.

Vision d'un chemin qui monte
il parle de lui-même.

Le port
les voiliers
les bancs publics
promenade du dimanche.

Coeur du village
petite place avec clocher.

Impasse du Port Favigo.
Là, on grimpe vers les champs.
Escapade.
Le grand viaduc.
Sous sa protection
des immeubles abandonnés
là des chèvres
des odeurs
des bruits de basse-cour
et le jardin d'enfant typique
château-fort, locomotive
ombre du moyen-âge.
En bas
école buissonnière
et la rue étroite
tortueuse
débouche sur un giratoire.
Le Légué et sa suite salée.

Rue du Port
montée abrupte
aspects physiques
approche possible.
La mousse envahit le trottoir.

Doit choisir entre passer par le Tertre Aubé
ou continuer par la rue du Port  jusqu'au bout.
La voie de droite est un peu stérile.
Trouver les aspérités de la montée
plaisir du dénivelé
s'aider des bras
nager
pause contemplative
l'ombre du pont
presque un tunnel.

Et là, des points de vue !
Notables perspectives
en quinquonce
choc des silhouettes.

Un homme parle appuyé contre une porte
une usine 
rideau de fer levé
les ouvriers s'affairent.
Je m'abrite du vent

Venelle des Champs Lorrains.
Rampes des Forges.
Masses
formes insolites
bruits
y-a-t'il des martinets?

Garder l'origine
l'horizon
ouvertures
le lointain.
Parcourir les ravines
remplir ses yeux
du souffle
jusqu'au  centre
sens des formes
contour
volumes
vies
activités
moment
points
tout du long
écho
étendue.


Par ym - Publié dans : ymusard-impressions
- Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 5 mars 2007

Le 10 février au Dourven
, Yves Musard a proposé Répercussion, une série de trois actions juxtaposées au vernissage de l'exposition GR34 de Jean-Marc Nicolas.

"C'est par le mouvement que l'on perçoit le mouvement. Un mouvement provoque une onde sonore, extension et projection dans l'espace du mouvement du danseur.

Je capte et restitue les espaces urbains et rurbains. J'expérimente le mouvement, les rythmes du temps, la correspondance entre l'architecture et la nature environnante. Je m'attache à suivre les courbes de l'espace qui, telles les lignes d'une carte IGN, séparent mon corps de l'horizon.

Partout où je me mets en mouvement, j'ai l'impression de décrire une spirale du proche au lointain.

C'est avant tout dans le mouvement que s'établit la rencontre avec le lieu, avec le public pour lequel il devient un signal.

Mon regard, mes bras, mes jambes, mes déplacements suivent les courbes de l'espace, réagissent à la force du vent, définissent les lieux, exigus ou largement ouverts, réagissent aux ondes sonores.

Depuis Solid Air, je choisis de situer ma danse en tous lieux de la vie quotidienne.
Après avoir visité par la performance l'oeuvre de Dan Graham qui domine le toit de la Fondation Dia Center for the Arts à Manhattan, j'ai développé le concept de la Promenade ; un déplacement dans un site, un itinéraire qui permet d'explorer, par le mouvement, les particularités du lieu : points de vue, lignes d'horizon, rythmes du relief, etc.
Chaque année donne lieu à un projet, parfois in situ, dans les villes. Ainsi les séquences du feuilleton Broadway Project (1993-1996) qui donnèrent à voir aux passants les différentes tensions de la colonne vertébrale de Manhattan." Y. M.


Par gj - Publié dans : ymusard-impressions
- Voir les 0 commentaires - Recommander
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus